La Coupe CAN 2025 approche à grands pas. Pourtant, à moins de trois semaines du coup d’envoi, une polémique majeure secoue déjà le football africain : la libération tardive des joueurs évoluant en Europe. Une décision venue de la FIFA, qui provoque colère et incompréhension parmi plusieurs sélections.
Traditionnellement, les clubs européens libèrent leurs internationaux au début du mois de décembre, afin que les sélections puissent organiser leurs stages et leurs matchs amicaux. Initialement, les joueurs devaient rejoindre leurs équipes nationales après le week-end du 5 et 6 décembre, avait informé Ouest-France.
Mais, selon Ouest-France, la FIFA a finalement cédé à la pression de plusieurs grands clubs européens. Résultat : les joueurs pourront rester jusqu’au 15 décembre dans leurs clubs pour disputer les derniers matchs avant la trêve. Une décision qui chamboule totalement les plans de nombreuses équipes africaines, dont la préparation était déjà programmée et structurée.
L’Égypte, le Maroc ou encore le Gabon directement impactés
Parmi les sélections les plus touchées, l’Égypte est en première ligne. Arne Slot l’a déjà annoncé : Mohamed Salah ne quittera pas Liverpool avant le 15 décembre, ce qui réduit considérablement son temps de préparation avec les Pharaons.
Même constat à Manchester City, où Omar Marmoush pourrait être retenu plus longtemps par Pep Guardiola. Et la situation n’est pas différente à Marseille, où Nayer Aguerd (Maroc) et Pierre-Emerick Aubameyang (Gabon) pourraient être utilisés jusqu’au dernier moment. L’OM, engagé dans un calendrier très dense, doit enchaîner le LOSC (05/12), l’Union Saint-Gilloise en Ligue des champions (09/12) puis l’AS Monaco (14/12).
Pour les sélections, ces absences retardées représentent un véritable casse-tête, notamment pour les équipes ayant prévu des rassemblements dès le début du mois.
Les Fédérations africaines dénoncent un “manque de respect”
Selon L’Équipe, plusieurs Fédérations africaines n’ont même pas été informées de cette modification. Une situation perçue comme un profond “manque de respect” envers la compétition et son importance sur la scène internationale.
Entre incompréhension, frustration et préparation tronquée, cette affaire vient rappeler une nouvelle fois les tensions récurrentes entre clubs européens, instances internationales et sélections africaines. À l’approche de la CAN, le climat se crispe, alors que chacune des nations espérait une préparation optimale avant le grand rendez-vous du 21 décembre.
Je suis Abel Sounou. Journaliste et très grand passionné du sport en général et du football en particulier. Retrouvez mes articles sur bematch.info.




