Dans quelques semaines, la Coupe d’Afrique des Nations (CAN 2025) ouvrira ses portes au Maroc. Le match inaugural, prévu le 21 décembre entre le Maroc et les Comores, lancera officiellement une édition une nouvelle fois organisée en pleine saison européenne. Comme souvent, cette configuration complique la tâche des sélectionneurs, contraints de composer avec des calendriers chargés et des clubs peu enclins à libérer leurs joueurs trop tôt.
Les premiers échos autour de la date officielle de mise à disposition n’ont pas arrangé la situation. Alors que certaines rumeurs évoquaient une libération dès le 8 décembre, la tendance dominante se situait plutôt autour du 14 décembre, soit seulement une semaine avant le début de la compétition.
Les sélectionneurs veulent anticiper, mais les clubs freinent
Walid Regragui, sélectionneur du Maroc, avait d’ailleurs confirmé ce scénario en conférence de presse. Selon lui, les sélectionneurs négocient activement pour obtenir leurs joueurs plus tôt et ainsi préparer la compétition dans de meilleures conditions. Cependant, ces discussions se heurtent à une réalité bien différente : la réticence des clubs européens.
Et les premières décisions fermes commencent à tomber. D’après RMC Sport, le Paris FC a déjà annoncé qu’il ne libérerait aucun joueur avant le 14 décembre. Une position qui s’applique à plusieurs internationaux : les Algériens Kebbal et Chergui, le Malien Camara, le Nigérian Moses Simon ainsi que l’Ivoirien Krasso. Le club francilien aurait même contacté les fédérations concernées pour clarifier sa position dès maintenant.
Une date encore en discussion avec la FIFA
L’incertitude demeure toutefois, car l’instance mondiale n’a pas encore tranché. L’EFC — en collaboration avec d’autres clubs — échange actuellement avec la FIFA pour fixer définitivement la date de libération officielle des joueurs évoluant en Europe.
Dans ce contexte, les sélectionneurs africains devront probablement patienter encore un peu avant de connaître la durée exacte dont ils disposeront pour préparer leurs équipes. Une donnée cruciale lorsqu’on sait que la CAN exige une cohésion forte et une préparation minutieuse.
Je suis Abel Sounou. Journaliste et très grand passionné du sport en général et du football en particulier. Retrouvez mes articles sur bematch.info.




