La publication de la liste du Maroc pour la CAN 2025, qui se tiendra à domicile, n’a pas fini de faire couler de l’encre. Depuis jeudi, les discussions s’enchaînent, les critiques fusent et certains joueurs n’ont pas hésité à exprimer publiquement leur déception. Une situation qui place Walid Regragui au cœur d’un débat national, tant les attentes autour de cette édition sont immenses.
Comme souvent lorsque le Maroc prépare une grande compétition, la liste est scrutée dans les moindres détails. Mais cette fois, le sélectionneur s’attendait probablement à un accueil moins mouvementé. Plusieurs choix ont surpris, d’autres ont été très contestés, au point que Regragui a dû justifier sa sélection dès sa conférence de presse.
Malgré ses explications, une partie des supporters et observateurs reste perplexe. Et surtout, certains joueurs non retenus ont pris la parole pour exprimer leur incompréhension. Parmi eux, Souffian El Karouani, défenseur d’Utrecht, a ouvertement montré sa frustration quelques heures seulement après la rencontre perdue face à Nottingham Forest (1-2).
El Karouani exprime son amertume
Interrogé par ESPN, le joueur de 25 ans, déjà appelé à cinq reprises avec les Lions de l’Atlas, n’a pas caché son désarroi. Selon lui, sa présence dans la liste avait toute sa légitimité.
« Je pense que j’aurais dû en être. C’est le choix du coach, je le respecte, mais je continue mon travail. » Une phrase mesurée mais lourde de sens. Plus étonnant encore, El Karouani confie ne jamais avoir reçu la moindre explication sur ses absences répétées. « La dernière fois, je n’étais pas sélectionné non plus, sans aucune explication. Je n’ai eu aucun contact à ce sujet. »
Pour le latéral gauche, son niveau actuel aurait dû suffire à convaincre : « Ce que je montre sur le terrain parle de lui-même. Avec un autre entraîneur, cela aurait pu être différent. »
Une pression supplémentaire sur Regragui
Cette sortie publique ajoute forcément une pression supplémentaire sur Regragui, déjà scruté pour sa gestion du groupe et ses choix parfois jugés inattendus. À l’approche d’une CAN organisée à domicile, chaque décision prend une dimension plus importante.
Le sélectionneur, qui vise le titre continental attendu depuis 1976, devra désormais gérer non seulement l’aspect sportif, mais aussi les frustrations individuelles, de plus en plus exposées publiquement.
Je suis Abel Sounou. Journaliste et très grand passionné du sport en général et du football en particulier. Retrouvez mes articles sur bematch.info.




