Selon la presse portugaise, Cristiano Ronaldo traverse une période de tension inédite avec Al Nassr. Le capitaine de la Seleção aurait décidé de ne pas disputer le prochain match de son équipe face à Al Riyadh, prévu ce lundi dans le cadre de la 20e journée de la Saudi Pro League. Une absence qui, contrairement aux premières informations relayées en Arabie saoudite, n’a rien à voir avec une simple gestion physique.
Alors que certains médias évoquaient une mise au repos en vue du choc attendu contre Al Ittihad le 6 février, la réalité serait bien différente. Selon A Bola, qui cite une source interne au club, le malaise de Cristiano Ronaldo est profond et s’inscrit dans un désaccord grandissant avec la gestion sportive et institutionnelle d’Al Nassr par le PIF, le Fonds d’investissement public saoudien.
Présent au club depuis trois saisons et véritable vitrine du projet saoudien à l’international, le quintuple Ballon d’Or estime que son équipe est désavantagée par rapport à d’autres formations contrôlées par cette même entité. À ses yeux, Al Nassr souffre d’un manque criant d’ambition sportive, notamment sur le plan des investissements.
Cette frustration s’est accentuée lors du mercato hivernal. Alors que Cristiano Ronaldo espérait des renforts capables de renforcer un effectif jugé insuffisant sur plusieurs postes clés, le club s’est contenté d’une seule arrivée : celle du jeune milieu irakien Haydeer Abdulkareem, âgé de 21 ans. Un recrutement minimaliste, loin des attentes du joueur… mais aussi de celles de l’entraîneur.
Une direction affaiblie et un climat interne pesant
Cependant, les problèmes d’Al Nassr ne se limitent pas au terrain. Toujours selon A Bola, la situation en interne s’est considérablement détériorée ces dernières semaines. Le club compte pourtant deux Portugais à des postes stratégiques : Simão Coutinho, directeur sportif, et José Semedo, CEO. Mais leurs pouvoirs auraient été gelés au début du mois par décision du Conseil d’administration.
Cette mise à l’écart a fortement réduit leur capacité d’action et renforcé l’impression de désorganisation au sein du club. Pour Cristiano Ronaldo, ces choix structurels affaiblissent Al Nassr et compromettent sérieusement sa compétitivité, aussi bien en championnat que sur la scène continentale. Une instabilité qui contraste avec l’ambition affichée à son arrivée en Arabie saoudite.
Al Hilal, symbole d’un déséquilibre assumé
Dans ce contexte, la comparaison avec Al Hilal devient inévitable. Le club rival, également contrôlé par le PIF, se montre particulièrement actif sur le marché des transferts. Dernier exemple en date : le recrutement du défenseur espagnol Pablo Marí pour deux millions d’euros, ainsi que l’arrivée imminente de Kader Meité pour près de 30 millions.
À cela s’ajoutent les rumeurs persistantes autour d’un possible transfert de Karim Benzema vers Al Hilal et l’accord en cours pour Saimon Bouabré. Un contraste saisissant qui alimente le sentiment d’injustice ressenti par le clan Ronaldo.
Cette situation avait déjà été pointée du doigt publiquement par Jorge Jesus en janvier, lorsque le technicien portugais avait déclaré qu’Al Nassr « n’avait pas le pouvoir politique d’Al Hilal ». Une sortie médiatique retentissante qui avait provoqué un véritable séisme dans le football saoudien et mis en lumière un malaise désormais impossible à ignorer.
Je suis Abel Sounou. Journaliste et très grand passionné du sport en général et du football en particulier. Retrouvez mes articles sur bematch.info.




