La Coupe du monde 2026 connaît une nouvelle polémique. Expulsé lors du seizième de finale entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine, Folarin Balogun pourra finalement disputer le huitième de finale face à la Belgique. Une décision de la FIFA qui fait énormément parler, surtout après la réaction publique de Donald Trump.
L’affaire Balogoun continue de faire couler beaucoup d’encres et de salives. Alors que le règlement prévoit généralement une suspension automatique après un carton rouge, l’instance mondiale a choisi de suspendre la sanction du joueur américain. Une décision qui ne passe pas du tout du côté belge.
Tout est parti du seizième de finale entre les États-Unis et la Bosnie-Herzégovine. Auteur de l’ouverture du score, Folarin Balogun est expulsé à la 61ᵉ minute après avoir marché sur le mollet de Tarik Muharemovic. L’arbitre Raphaël Claus n’a d’abord rien sanctionné. Après avoir revu les images au bord du terrain, il a finalement sorti le carton rouge.

Les États-Unis ont validé leur qualification (2-0), mais l’exclusion a immédiatement fait débat. Mauricio Pochettino, le sélectionneur américain, a jugé le geste maladroit plutôt que dangereux. Le règlement de la FIFA ne prévoit normalement aucun appel possible contre ce type de sanction.
La FIFA revient sur sa décision
Dimanche soir, la FIFA a publié un communiqué. Balogun pourra bien jouer le huitième de finale face à la Belgique, prévu le lendemain. La fédération s’est appuyée sur l’article 27 de son code disciplinaire. Ce texte permet de suspendre l’exécution d’une sanction, à titre probatoire, pendant un an.
Concrètement, la suspension existe toujours sur le papier. Mais elle n’est pas appliquée dans l’immédiat. Si Balogun commet une nouvelle faute similaire dans l’année, la sanction s’appliquera alors pleinement. Ce mécanisme a déjà servi une fois. Cristiano Ronaldo en avait bénéficié après son exclusion contre l’Irlande, lors des qualifications du Portugal pour ce Mondial. Reste que cette décision est une première à ce stade d’une Coupe du monde. Elle tombe la veille d’un match à très fort enjeu pour le pays organisateur.
Trump remercie la FIFA
Quelques heures après l’annonce, Donald Trump a réagi sur son réseau Truth Social. Le président américain a écrit : « Merci à la FIFA d’avoir fait ce qui était juste et d’avoir réparé une grande injustice ! » Son implication ne s’arrête pas là. Selon le New York Times, Donald Trump aurait appelé directement Gianni Infantino, le président de la FIFA, pour lui demander de revoir la sanction de Balogun.
Cette information, si elle se confirme, pose une vraie question : celle de l’indépendance des instances du football face à la pression d’un chef d’État, sur le sol duquel se joue la compétition.
La Belgique dénonce la décision
Cette décision a provoqué une réaction immédiate du côté belge. La fédération belge de football a publié un communiqué. Elle s’est dite stupéfaite par le choix de la FIFA.
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Du côté américain, la satisfaction domine logiquement. Mauricio Pochettino a assuré faire confiance à l’éthique de la FIFA. Il a toutefois relativisé l’impact de la décision sur son équipe, sans garantir que Balogun débuterait le match.
Le sport rattrapé par la politique
Cette affaire illustre une tendance qui inquiète une partie du monde du football : le poids grandissant de la politique dans le sport, surtout quand la compétition se joue sur le sol d’une grande puissance. Donald Trump avait déjà reçu le prix de la paix de la FIFA en décembre 2025, un symbole des liens qui existent déjà entre le président américain et Gianni Infantino.
Reste à savoir si cette polémique aura une réelle incidence sur la suite du tournoi. Une chose est sûre : entre une fédération belge vent debout et un président américain visiblement satisfait, ce dossier Balogun n’a pas fini de faire parler de lui.

Je suis Frédile Allodeou, journaliste sportif. Je travaille pour le média bematch.info, réputé pour l’actualité du football africain, européen et mondial.




