À la veille du coup d’envoi de la Coupe d’Afrique des Nations 2025, l’actualité ne s’est pas limitée au terrain. À Rabat, Patrick Motsepe, président de la Confédération africaine de football (CAF), a profité de l’effervescence autour de la compétition pour dévoiler des annonces majeures, appelées à transformer durablement le football africain.
Ce dimanche, le Maroc lancera officiellement sa CAN 2025 avec un match d’ouverture très attendu face aux Comores. Une compétition préparée avec minutie par le pays hôte, qui a mis les moyens pour offrir un événement à la hauteur des attentes. Neuf stades modernes et 24 lieux de vie ont été aménagés pour accueillir les 24 sélections engagées, dans des conditions saluées par la CAF.
Deux ans après la CAN 2023 remportée par la Côte d’Ivoire à domicile, les Lions de l’Atlas rêvent d’un scénario similaire. Porté par une génération dorée, demi-finaliste de la Coupe du monde 2022 au Qatar, le Maroc veut confirmer son statut de puissance continentale. L’objectif est clair : décrocher un deuxième sacre africain, plus de cinquante ans après celui de 1974.
Patrick Motsepe frappe fort avant le match d’ouverture
Alors que l’attention se portait sur l’état de santé d’Achraf Hakimi, rassurant en conférence de presse aux côtés de Walid Regragui, Patrick Motsepe a, lui, changé de registre. Le président de la CAF a profité de sa prise de parole pour annoncer des réformes profondes, susceptibles de redéfinir le calendrier et la structure du football africain.
Ces annonces, faites à la veille du match d’ouverture, ont immédiatement suscité de nombreuses réactions, tant elles marquent une rupture avec les habitudes du continent.
Une Coupe d’Afrique des Nations tous les quatre ans dès 2028
Première décision majeure : la CAN ne se disputera plus tous les deux ans. À partir de 2028, la compétition aura lieu tous les quatre ans. Un tournant historique pour le football africain, qui s’aligne ainsi sur le modèle de l’Euro en Europe.
L’objectif est multiple. D’une part, renforcer le caractère événementiel de la CAN, en la rendant plus rare et donc plus attractive. D’autre part, soulager les calendriers surchargés, aussi bien pour les clubs que pour les joueurs, souvent sollicités sans répit. Cette réforme devrait également améliorer la qualité globale de la compétition, en offrant davantage de temps de préparation aux sélections.
Une Ligue des Nations africaine pour élever le niveau du continent
En parallèle, Patrick Motsepe a confirmé la création d’une Ligue des Nations africaine à partir de 2028. Une nouveauté inspirée du modèle européen, qui vise à proposer plus régulièrement des confrontations de haut niveau entre les meilleures sélections du continent.
Cette compétition permettra de réduire les matchs amicaux sans enjeu et d’offrir des rencontres plus compétitives, favorisant la progression des équipes africaines. À terme, elle pourrait aussi renforcer l’attractivité médiatique du football africain et générer de nouvelles ressources.
Ainsi, à la veille d’une CAN 2025 très attendue, l’Afrique ne regarde pas seulement le présent. Elle prépare déjà son avenir, avec l’ambition claire de franchir un nouveau cap sur la scène mondiale.
Je suis Abel Sounou. Journaliste et très grand passionné du sport en général et du football en particulier. Retrouvez mes articles sur bematch.info.




