À la veille du choc décisif face à la Colombie en Coupe du monde 2026, le sélectionneur du Portugal, Roberto Martínez, a tenu un discours particulièrement surprenant en conférence de presse. Alors que son équipe joue la première place du groupe, le technicien estime que terminer en tête n’offre finalement aucun avantage particulier dans ce type de compétition.
Déjà qualifié pour les phases à élimination directe, le Portugal affronte la Colombie dans le cadre de son troisième et dernier match des phases de groupes. Face à une Colombie, elle aussi, assurée de jouer le prochain, les Portugais abordent ce dernier rendez-vous des phases de groupes avec certes ambition, mais curieusement sans logique de calcul.
En effet, les deux équipes arrivent avec des dynamiques plutôt bonnes. Le Portugal, deuxième de sa poule avec 4 points, peut encore espérer terminer en tête en cas de victoire face aux Colombiens. En face, la Colombie impressionne depuis le début de la compétition et occupe actuellement la première place du groupe avec 6 points. Un statut qu’elle entend conserver dans ce choc au sommet. C’est donc un véritable test de haut niveau entre deux équipes déjà qualifiées mais encore en quête de positionnement idéal avant la phase à élimination directe.
En prélude à ce rendez-vous très attendu face à la Colombie, Roberto Martínez, sélectionneur du Portugal, s’est présenté à la presse pour la traditionnelle conférence d’avant-match. Un moment d’échange au cours duquel le technicien portugais a abordé les enjeux de cette dernière rencontre de phase de groupes, ainsi que la gestion de son groupe dans une compétition où chaque détail compte désormais.

« Je pense que dans un tournoi comme la Coupe du monde, il n’y a pas de scénario ou de place unique qui soit la bonne. L’essentiel est d’atteindre notre meilleur niveau, et cela ne passe que par les victoires. Demain, nous respecterons l’équipe de Colombie, mais nous voulons capitaliser sur notre deuxième match, continuer à corriger ce qui doit l’être et utiliser ces trois rencontres pour nous préparer à la phase à élimination directe. » a t-il déclaré.
Un match sous pression du public colombien à Miami
Au-delà de l’enjeu sportif, ce choc face à la Colombie représente également un défi mental important pour le Portugal. En effet, la rencontre se jouera à Miami, dans un contexte où le soutien du public devrait largement pencher en faveur des Colombiens.
« Ce sera notre premier match à l’extérieur, d’autant plus qu’il y a de nombreux supporters colombiens ici à Miami ; le match de demain constituera donc un bon test de ce point de vue. »
Un environnement que Martínez considère comme un élément clé dans la préparation de son équipe aux matchs à haute intensité.
Une ambition assumée
Alors que le Portugal est régulièrement cité parmi les outsiders sérieux de cette Coupe du monde 2026, son sélectionneur refuse toute projection à long terme et appelle à la patience. Il a par ailleurs insisté sur la maturité de son effectif, composé de nombreux joueurs habitués aux grandes compétitions internationales.
« Pour atteindre la finale de la Coupe du monde, un joueur doit se consacrer entièrement au groupe, donner le maximum pour l’équipe et posséder le talent nécessaire pour battre les meilleures sélections. Nous avançons pas à pas… l’équipe affiche un équilibre émotionnel et mental remarquable. Il y a un fort sentiment de responsabilité et des attentes élevées, mais aussi beaucoup de confiance et une concentration totale sur nos objectifs. » a t-il insisté.
Finir premier ou non ? Martínez tranche clairement
Interrogé sur l’intérêt réel de terminer en tête du groupe, Roberto Martínez a surpris en adoptant une position très tranchée. Il a totalement relativisé l’importance du classement à ce stade de la compétition. Pour le technicien portugais, l’expérience accumulée par son groupe rend inutile toute stratégie de calcul ou de projection sur le tableau final.
« Non, il n’y a absolument aucun avantage. Si c’était notre première Coupe du monde, j’aurais dit oui, car quand on manque d’expérience, on veut tout planifier, chaque match, chaque scénario… Mais on se rend vite compte que c’est impossible. Ce qui compte vraiment, c’est de toujours donner le meilleur de nous-mêmes. Le parcours n’a pas d’importance, pas plus que le fait de devoir voyager entre trois pays au cours de ce long tournoi. »

Je suis Frédile Allodeou, journaliste sportif. Je travaille pour le média bematch.info, réputé pour l’actualité du football africain, européen et mondial.



