Les réformes s’enchaînent dans le monde du football. Désormais, les équipes dont le gardien demandera des soins sans qu’il s’agisse d’une véritable urgence pourraient être contraintes de jouer à dix pendant une minute après la reprise du jeu.
Pendant plusieurs saisons, la scène est devenue presque banale. Un gardien s’assoit sur la pelouse, demande l’entrée des soigneurs et offre quelques instants de répit à son équipe. De quoi casser le rythme de l’adversaire ou permettre au staff technique de réorganiser ses joueurs.
Désormais, l’International Football Association Board (IFAB) veut mettre fin à cette pratique. En effet, dans sa dernière circulaire, l’instance chargée des Lois du jeu annonce qu’une équipe sera sanctionnée si son gardien demande des soins alors qu’il ne s’agit ni d’un choc sérieux, ni d’un saignement, ni d’une urgence médicale.
Concrètement, après la reprise du jeu, un joueur de champ devra quitter temporairement la pelouse pendant une minute. L’équipe évoluera donc à dix contre onze, une mesure
Une décision qui divise déjà
Cette nouvelle règle de l’IFAB est censée dissuader les gardiens de simuler ou d’exagérer une blessure pour gagner du temps. Cependant, elle ne convainc pas tout le monde. Pendant que saluent une mesure destinée à limiter les pertes de temps, d’autres redoutent un effet inverse.
En effet, un gardien réellement blessé pourrait choisir de rester sur le terrain pour éviter de laisser son équipe en infériorité numérique. Une décision qui pourrait avoir des conséquences sportives importantes, notamment sur un corner ou dans les dernières minutes d’une rencontre.

Je suis Frédile Allodeou, journaliste sportif. Je travaille pour le média bematch.info, réputé pour l’actualité du football africain, européen et mondial.




